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Quand les lobbys industriels mettent à genoux les petits agriculteurs

07 Avr 2012 - 13:21:15
AFP
Quand les lobbys industriels mettent à genoux les petits agriculteurs

Malgré les récentes condamnations de Monsanto, le monde agricole s'inquiète de l'éventuel retour des OGM en France.


2012 s'annonce rude pour les petits agriculteurs, avec la privatisation des semences et le risque de retour des OGM dans leschamps. L'association Combat Monsanto dénonce le rôle grandissant desconflits d'intérêts menaçant notre souveraineté alimentaire.

 

Série noire pour Monsanto en février 2012 après les victoires de deux agriculteurs français contre le géant de l'agrochimie et des biotechnologies. Paul François obtient une condamnation de l'entreprise pour intoxication au pesticideLasso, et Jacques Maret de Combat Monsanto, avec l'association

Générations Futures, obtiennent la réévaluation du désherbant Round Up
Express. Ces victoires sont le résultat d'une résistance tenace contre
l'intrusion forcée des OGM et de leurs pesticides associés, produits
menaçant tant notre environnement et notre santé que notre démocratie.
Cependant la pression pour imposer les outils d'une agriculture
industrielle reste plus forte que jamais. 

La levée du moratoire français sur le MON810

En 2011, le Conseil d'Etat a annulé le moratoire français sur la culture et la commercialisation du maïs transgénique Monsanto 810.

En réaction, de nombreuses mobilisations ont eu lieu pour pousser le
gouvernement à réagir. Lors de l'occupation du site Monsanto à Trèbes,
des militants ont découvert des sacs de maïs MON810 enrobé du pesticide
Poncho, pourtant interdit en France pour ses impacts négatifs sur les
abeilles. Le 18 mars, le gouvernement a finalement publié un arrêté interdisant la mise en culture du MON810,
mais qui s'avère tardif et juridiquement fragile :les maïsiculteurs et
les semenciers ont déjà annoncé qu'ils attaqueraient la décision. Le
retour des OGM en France en 2012 n'est donc pas exclu. 



La privatisation du patrimoine paysan

Qui dit OGM, dit brevet, et donc privatisation des semences. Un accaparement

scandaleux des semences qui dépasse le cadre des OGM comme le démontre
la " loi COV " sur les semences entérinée en décembre 2011. Ce texte
législatif étend à 21 espèces l'obligation pour les agriculteurs de
payer aux semenciers une taxe au nom évocateur de " Contribution
Volontaire Obligatoire". Pour les autres espèces, il est interdit aux
agriculteurs de ressemer une partie de leur récolte, sous peine d'être
considérés comme contrefacteurs, c'est-à-dire comme délinquants. 



La capture de la décision publique par des intérêts privés

Comment expliquer ce retour des OGM alors que 65% des français s'y déclarent

réticents et que l'initiative citoyenne pour demander un moratoire
européen a rassemblé plus d'un millions de signatures ? Les travaux de
l'association Combat Monsanto sur les conflits d'intérêts et le récent
rapport du Corporate Europe Observatory (CEO) donnent un élément de
réponse. La décision publique reste prise en otage par des intérêts
privés, à travers des méthodes de lobbying agressives incluant conflits
d'intérêts, pantouflages, et infiltration de la recherche publique. 



Le rapport du CEO démontre que plus de la moitié des membres du
comité de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments, chargés
d'évaluer l'innocuité de produits OGM, sont en situation de conflit
d'intérêt par leurs liens avec l'industrie. La situation de Xavier
Beulin, président du syndicat agricole FNSEA ayant poussé à l'adoption
de la loi COV, pourrait de même éclairer la raison de ce recul des
droits des paysans au profit des grands semenciers. Ce dernier est à la
tête de l'empire Sofiprotéol au chiffre d'affaire de 5,6 milliards
d'euros et titulaire d'une douzaine d'autres mandats politiques et
d'administrateur de sociétés agroindustrielles . 



Les exemples de confusions entre intérêts privés et intérêt
général sont légion. L'association Combat Monsanto aux côtés de
nombreuses associations réclame l'adoption d'un encadrement fort de ces
pratiques toxiques pour notre environnement et notre démocratie. La
défense de l'intérêt général et le respect de la souveraineté
alimentaire sont deux valeurs qui nourrissent inlassablement notre
combat. 

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http://follavoine.sosblog.fr/Follavoine-b1/Quand-les-lobbys-industriels-mettent-a-genoux-les-petits-agriculteurs-b1-p59464.htm

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