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Lundi 23/01 - Un site Monsanto occupé dans l'Aude... Ne lâchons rien !

23 Jan 2012 - 23:22:37
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Une nouvelle action de militants anti-OGM contre le groupe américain Monsanto, stockant dans l'Aude des semences de maïs transgénique, a poussé la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet à annoncer lundi l'interdiction de leur mise en culture avant fin février.

La culture du maïs génétiquement modifié Mon 810 sera empêchée par une nouvelle clause de sauvegarde que le gouvernement prendra "avant la fin février", a assuré lundi la ministre à l'AFP, "mais pas trop tôt avant, pour que la Commission européenne n'ait pas le temps de la remettre en cause", comme cela s'était produit pour la précédente clause.

Lundi vers 06H30, une centaine de membres de la Confédération paysanne et des Faucheurs volontaires ont pénétré dans un centre de stockage de Monsanto, à Trèbes, dans l'Aude. Ils ont découvert dans un hangar des sacs de maïs MON 810, qu'ils ont répandu au sol, avant d'exiger un "arrêté d'interdiction de cession, de circulation, et de mise en culture" de la semence OGM.

Les militants se sont félicités que l'action ait pu mettre en évidence que du maïs OGM conditionné dans des sacs dans un entrepôt du groupe d'agrochimie était prêt à être distribué en France.

Le moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, a été récemment invalidé par la Cour européenne de justice de Luxembourg et le Conseil d'Etat.

La France avait annoncé son intention de décréter un nouveau moratoire, mais les associations paysannes craignaient que la mesure n'arrive pas à temps et que des agriculteurs sèment du maïs transgénique.

"Si un agriculteur sème du MON 810, il sera dans l'illégalité", s'est réjouie Christine Thelen, membre des Faucheurs volontaires et agricultrice bio sur le plateau du Larzac (Aveyron).

Vers 15h00, après avoir pris connaissance de la déclaration de la ministre, les protestataires ont quitté l'enceinte de Monsanto.

L'écologiste José Bové a salué l'annonce de Mme Kosciusko-Morizet.

"On savait que Monsanto avait commencé à stocker du MON 801 et se préparait à le livrer à des agriculteurs, donc il était important que la ministre annonce l'interdiction très rapidement, a-t-il souligné. Ca coupe court à la volonté de ces industriels peu soucieux du bien commun de commercialiser leurs produits".

Nathalie Kosciusko-Morizet a précisé que la nouvelle clause "sera construite sur la base d'études sorties en 2009 et 2010", car l'annulation de la précédente se basait sur des études datant de 2008.

"On sait bien qu'on n'est pas d'accord avec la Commission européenne sur le sujet, ce n'est pas nouveau, alors prendre la clause en février nous permet de la rendre active sans attendre la réponse de la Commission au titre de l'urgence parce qu'on est juste avant la période des semailles", a expliqué la ministre.

"Aux agriculteurs qui disent hésiter à acheter du maïs Mon 810, nous disons: nous nous opposerons à la culture du Mon 810, donc ce n'est pas la peine d'acheter des semences de Mon 810", a-t-elle conclu.

Le 6 janvier, une centaine d'apiculteurs avaient occupé pendant plusieurs heures un site de Monsanto à Monbéqui (Tarn-et-Garonne) en affichant les mêmes revendications.

Le site de Monsanto-Trèbes avait été déjà envahi en 2006 par des syndicalistes paysans, dont José Bové. Jugés en 2008 pour cette action, ils ont été relaxés. Monsanto avait alors dit son exaspération et estimé que la France était "une zone de non-droit pour les auteurs d'actes de violence et de vandalisme menés par les opposants aux biotechnologies".

La direction de Monsanto à Trèbes n'était pas joignable lundi.

AFP - Publié le 23/01/2012 à 17:34

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